Quels soins infirmiers sont possibles à domicile ?

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06/02/2026
Quels soins infirmiers sont possibles à domicile ?
Découvrez les soins infirmiers possibles à domicile : actes techniques autorisés, prescriptions requises et limites légales en Belgique

Saviez-vous qu'à partir de septembre 2025, recevoir des soins infirmiers à domicile en Belgique deviendra considérablement plus simple, avec la suppression des ordonnances distinctes pour de nombreux actes techniques ? Cette évolution majeure soulève de nombreuses questions pour les patients et leurs familles qui envisagent une prise en charge médicale dans le confort de leur foyer. Face à ces interrogations légitimes sur les possibilités et limites des soins à domicile, Tami Care, entreprise d'infirmiers à domicile basée à Dilbeek, vous accompagne depuis des années avec expertise et bienveillance. Comprendre ce qui est réalisable chez vous, comment s'organise cette prise en charge et quelles garanties vous protègent devient essentiel pour faire les bons choix thérapeutiques.

  • Remboursement INAMI moyen de 4,29€ par visite avec un ticket modérateur variant de 3,23€ à 20,41€ selon le type de soins (indexation de 3,34% appliquée en janvier 2025)
  • Autonomie élargie de l'infirmier pour adapter les produits de soins ET la fréquence des prestations initialement prescrites, toujours en concertation avec le médecin
  • Délégation possible aux aides-soignants pour les forfaits C et soins palliatifs, avec obligation d'une visite de contrôle quotidienne par l'infirmier (sauf jour d'admission ou de décès)
  • Conservation obligatoire des prescriptions pendant 5 ans dans le dossier infirmier, sauf cas spécifiques (forfaits journaliers pour patients lourdement dépendants ou facturation via MyCareNet)

Les soins infirmiers à domicile dans le cadre légal belge

Le système de soins infirmiers à domicile en Belgique repose sur un cadre réglementaire précis défini par l'Arrêté Royal du 18 juin 1990. Cette législation classe les prestations infirmières en trois catégories distinctes : les actes B1 que l'infirmier peut réaliser en toute autonomie, les actes B2 nécessitant une prescription médicale, et les actes C correspondant à des actes médicaux confiés nécessitant une délégation formelle du médecin. Cette classification détermine non seulement les compétences requises mais aussi le niveau de collaboration nécessaire avec le médecin traitant.

L'évolution réglementaire prévue pour septembre 2025 représente un tournant majeur dans l'organisation des soins. Le ministre Frank Vandenbroucke a annoncé que les infirmières n'auront plus besoin d'ordonnance distincte pour de nombreux actes techniques courants comme les injections, les sondages vésicaux ou les soins de plaies. Cette mesure vise à réduire la paperasserie administrative tout en maintenant le rôle central du médecin dans l'initiation des traitements et la prescription des médicaments. Il est important de noter que les tarifs des prestations de soins infirmiers énumérées dans l'article 8 de la nomenclature ont été indexés de 3,34% au 1er janvier 2025, impactant directement les montants remboursés par l'assurance soins de santé.

Quels types de soins infirmiers peut-on vraiment recevoir à domicile ?

Les actes techniques autorisés selon la réglementation belge

La palette des soins infirmiers techniques à domicile autorisés en Belgique est particulièrement étendue. Les actes B1, réalisables en autonomie complète par l'infirmier, comprennent notamment les soins d'hygiène et de confort, l'aide à la prise de médicaments, et certains soins de plaies simples. Ces prestations constituent souvent la base de l'accompagnement quotidien des patients en perte d'autonomie. Pour les patients nécessitant des forfaits C ou des soins palliatifs, l'infirmier peut même déléguer certains actes à un aide-soignant, à condition d'effectuer au moins une visite de contrôle quotidienne (sauf le jour de l'admission en établissement de soins ou du décès, où aucune visite de contrôle n'est obligatoire).

Les actes B2 englobent une gamme plus technique de soins nécessitant une prescription médicale : les injections intramusculaires, sous-cutanées et hypodermiques, la pose et l'entretien de sondes vésicales ou gastriques, les pansements complexes, les prélèvements sanguins et la mise en place de perfusions. Par exemple, un patient diabétique pourra recevoir ses injections d'insuline quotidiennes, tandis qu'une personne sortant de chirurgie bénéficiera de soins de plaies post-opératoires appropriés.

Les actes C, plus spécialisés, correspondent à des actes médicaux que le médecin délègue formellement à l'infirmier. Ces prestations incluent notamment l'administration de chimiothérapie à domicile, la gestion de la ventilation assistée ou l'alimentation parentérale. Les infirmiers disposant de qualifications supplémentaires comme un titre professionnel particulier (TPP) nécessitant 900 heures effectives de formation ou une qualification professionnelle particulière (QPP) de 150 heures effectives peuvent élargir encore leur champ d'intervention, leur permettant spécifiquement de réaliser des soins techniques avancés tels que perfusions, alimentation parentérale, chimiothérapie à domicile et ventilation assistée.

À noter : Le remboursement moyen de l'INAMI s'élève à 4,29€ par visite, avec un reste à charge (ticket modérateur) variant de 3,23 à 20,41€ selon le type de soins effectués. Cette participation financière reste modeste au regard de la qualité et de la complexité des soins prodigués à domicile.

La question cruciale de la prescription médicale

Actuellement, avant les changements de septembre 2025, une prescription médicale reste obligatoire pour la majorité des soins infirmiers. Seuls les soins d'hygiène comme la toilette et certains soins de plaies simples peuvent être réalisés sans ordonnance. Cette prescription, établie par un médecin, doit être remise en original à l'infirmier lors de son premier passage et conservée dans le dossier infirmier pendant cinq ans (avec des exceptions pour les prestations dans le cadre d'honoraires forfaitaires par journée de soins pour bénéficiaires lourdement dépendants ou lors de facturation via MyCareNet).

La nouvelle réglementation à venir simplifiera considérablement ces démarches administratives. Les actes techniques courants pourront être effectués sans prescription distincte, le médecin conservant toutefois son rôle d'initiateur des traitements. En situation d'urgence, une prescription orale communiquée par téléphone ou webcam reste possible, à condition qu'elle soit confirmée par écrit au plus tard après 5 jours calendrier suivant la prescription orale.

Les limites légales à connaître pour les soins à domicile

Certains actes demeurent exclusivement médicaux et ne peuvent être délégués aux infirmiers, même les plus expérimentés. L'infirmier conserve toujours une responsabilité d'évaluation clinique : il doit vérifier que les conditions sont réunies pour exécuter un soin en toute sécurité. Si la situation du patient nécessite la présence du médecin ou si les conditions matérielles ne sont pas satisfaisantes, l'infirmier a non seulement le droit mais le devoir de refuser d'exécuter la prescription.

Cette obligation d'évaluation protège à la fois le patient et le professionnel. L'infirmier doit immédiatement informer le médecin prescripteur de toute difficulté rencontrée ou de toute évolution préoccupante de l'état de santé du patient. Pour toute prolongation des soins au-delà de la période initialement prescrite, une nouvelle prescription médicale du médecin traitant doit obligatoirement être obtenue, car la continuité des soins nécessite un renouvellement formel de l'ordonnance conformément à la réglementation INAMI.

Conseil pratique : Anticipez systématiquement le renouvellement de vos prescriptions médicales. Contactez votre médecin traitant au moins 48 heures avant l'expiration de votre ordonnance actuelle pour éviter toute interruption de soins. Cette anticipation est particulièrement importante pour les traitements chroniques nécessitant des soins quotidiens.

Comment s'organise concrètement la prise en charge des soins infirmiers à domicile ?

La répartition du matériel entre patient et infirmier

L'organisation matérielle des soins suit une répartition précise des responsabilités. Le patient doit mettre à disposition certains équipements essentiels : les produits de désinfection, les compresses, les médicaments prescrits par le médecin, un pilulier pour l'organisation des traitements, et le matériel nécessaire à la toilette. Pour ce dernier point spécifiquement, le patient doit fournir : une boîte de gants jetables, un bassin, de l'eau chaude, du savon, minimum 2 essuies, des gants de toilette propres, du linge de rechange, ainsi que du savon liquide et du papier essuie-tout pour l'hygiène des mains du soignant. Cette liste peut paraître contraignante, mais elle garantit la continuité des soins et évite les interruptions de traitement.

De son côté, l'infirmier apporte tous les instruments stériles nécessaires aux actes techniques : seringues, aiguilles, pinces stériles, matériel de pansement spécialisé. Cette répartition permet d'assurer la qualité et la sécurité des soins tout en responsabilisant chaque partie.

  • Matériel fourni par le patient : produits de base, médicaments, matériel d'hygiène complet
  • Matériel fourni par l'infirmier : instruments techniques et stériles
  • Vérification préalable systématique pour éviter les ruptures de soins

Exemple concret : Madame Dupont, 78 ans, sortant d'une chirurgie orthopédique, nécessite des pansements quotidiens et des injections d'anticoagulants. Avant le premier passage de l'infirmier, sa famille a préparé : 2 boîtes de compresses stériles 10x10cm, du sérum physiologique, de la Bétadine, les seringues d'anticoagulants prescrites, ainsi que tout le matériel de toilette (gants jetables taille M, 2 bassins, 4 essuies propres, savon liquide et papier essuie-tout). L'infirmier apporte quant à lui le matériel stérile pour le pansement (pinces, ciseaux chirurgicaux) et les aiguilles spéciales pour les injections sous-cutanées. Cette organisation permet d'assurer des soins quotidiens fluides pendant les 6 semaines de convalescence.

La coordination essentielle avec le médecin prescripteur

La collaboration entre l'infirmier et le médecin constitue la pierre angulaire des soins infirmiers à domicile de qualité. Pour les actes B2 et C, des plans de soins de référence et des procédures doivent être établis en concertation. Ces documents décrivent précisément le mode d'exécution de chaque technique, garantissant ainsi une prise en charge standardisée et sécurisée.

L'infirmier dispose d'une certaine autonomie pour adapter les soins selon l'évolution de l'état du patient. En concertation avec le médecin, il peut modifier les produits de soins ET la fréquence des soins prescrits en première intention. Cette flexibilité permet une personnalisation optimale du traitement. Prenons l'exemple d'un pansement de plaie chirurgicale : l'infirmier pourra adapter la fréquence des changements selon la cicatrisation observée (passage de quotidien à un jour sur deux), mais aussi modifier les produits utilisés (passage d'un pansement humide à un pansement sec), toujours en accord avec le médecin.

Les horaires et la fréquence des passages infirmiers

Les services de soins infirmiers à domicile fonctionnent tous les jours de l'année, week-ends et jours fériés compris. Les passages s'échelonnent généralement entre 8h et 21h, avec la possibilité de visites multiples quotidiennes selon les besoins. Pour les patients en soins palliatifs, une prise en charge continue 24h/24 est assurée, accompagnée d'une permanence téléphonique pour répondre aux urgences.

L'organisation des tournées implique une planification flexible. Lors du premier contact, l'infirmier convient avec vous des moments de passage, tout en précisant que l'heure reste approximative. Cette souplesse permet d'adapter les soins aux imprévus médicaux tout en respectant au maximum vos contraintes personnelles.

Quelles garanties de qualification et de responsabilité pour vos soins à domicile ?

Les qualifications obligatoires d'un infirmier à domicile

Pour exercer légalement des soins infirmiers à domicile en Belgique, tout infirmier doit impérativement disposer d'un visa d'exercice délivré par le SPF Santé publique et d'un numéro INAMI. Ces autorisations garantissent que le professionnel possède la formation initiale requise et respecte les normes déontologiques de la profession. Une infirmière sans ces accréditations, quelle que soit son expérience, ne peut légalement prester des soins à votre domicile.

Les formations de spécialisation enrichissent les compétences des infirmiers. Un titre professionnel particulier (TPP) nécessite 900 heures effectives de formation théorique et clinique, soit 60 crédits ECTS. Une qualification professionnelle particulière (QPP) requiert au minimum 150 heures effectives, équivalant à 10 crédits ECTS. Ces spécialisations permettent la réalisation d'actes techniques avancés comme l'administration de chimiothérapie, la gestion de perfusions complexes, l'alimentation parentérale ou la ventilation assistée.

Les responsabilités juridiques et déontologiques de votre infirmier

L'infirmier assume une responsabilité complète dans la planification, l'exécution et l'évaluation des soins prodigués. Cette responsabilité englobe également l'accompagnement sanitaire du patient et de son entourage, créant ainsi une prise en charge globale qui dépasse le simple acte technique. La tenue obligatoire d'un dossier infirmier, conservé pendant cinq ans (sauf exceptions pour les forfaits journaliers ou la facturation MyCareNet), documente chaque intervention et garantit la traçabilité des soins.

La vérification systématique de l'identité du patient via sa carte d'identité électronique constitue une obligation réglementaire, particulièrement importante pour l'application du tiers payant mais aussi pour lutter contre une fraude éventuelle, conformément aux obligations réglementaires de l'INAMI. Ce système permet de facturer directement à la mutuelle l'intervention de l'assurance obligatoire, ne laissant à votre charge que le ticket modérateur variant de 3,23 à 20,41 euros selon le type de soins.

  • Documentation exhaustive de chaque soin dans le dossier infirmier
  • Respect strict des plans de soins établis en concertation
  • Communication régulière avec le médecin traitant
  • Formation continue pour maintenir l'excellence des compétences

Important à savoir : Avec l'indexation de 3,34% appliquée au 1er janvier 2025, les tarifs des prestations infirmières ont été revalorisés pour maintenir la qualité des soins. Cette adaptation tarifaire impacte positivement le remboursement par l'assurance soins de santé, limitant ainsi votre participation financière personnelle tout en garantissant une juste rémunération des professionnels de santé.

Les soins infirmiers à domicile représentent aujourd'hui une solution thérapeutique complète permettant de recevoir des traitements médicaux de qualité dans le confort et la sécurité de votre environnement familier. La diversité des actes possibles, du simple soin d'hygiène aux traitements techniques les plus complexes, offre une alternative crédible à l'hospitalisation pour de nombreuses situations médicales.

Chez Tami Care, nous mettons notre expertise au service des habitants de Dilbeek et des environs, en proposant une prise en charge humaine et professionnelle disponible 24h/24 et 7j/7. Notre équipe d'infirmiers expérimentés maîtrise l'ensemble des actes techniques autorisés, des injections aux soins de stomie, en passant par les prélèvements et les pansements complexes. Notre approche centrée sur l'écoute, l'empathie et la construction d'une relation de confiance nous permet d'accompagner chaque patient dans le respect de ses besoins spécifiques. Si vous résidez à Dilbeek ou dans les communes avoisinantes et recherchez des soins infirmiers de qualité à domicile, n'hésitez pas à nous contacter pour évaluer ensemble vos besoins et mettre en place une prise en charge adaptée.